17° au général, l’histoire d’un coup stratégique qui paye enfin

Ecrit par Clément Salzes sur . Publié dans Figaro2013

Les Sables d’Olonnes, retour sur la 3° étape de la solitaire.

« La dernière étape fut compliquée et difficile. Les moments de pétole longs et une météo qui n’était pas celle prévue initialement. Des bords de 24h où il est compliqué de jouer du petit positionnement. Avant ces moments sans vent, j’ai quand même passé du bon temps, m’amusant avec le reste de la flotte bizuth. Puis je suis mal sorti de cette zone de calmes. C’est très long quand on est derrière! »

Clément a avoué n’avoir rien lâché, il est resté lucide, s’octroyant une micro-sieste de 10 minutes uniquement quand sa course le permettait. Au soir du troisième jour, il est 30°. Impossible d’en rester là, d’assumer cette place qui lui colle à la peau depuis le début. Le voilà déterminé à jouer tous les coups possibles jusqu’à la dernière minute!

Au petit matin, au large de l’île de Ré, il a une opportunité: alors qu’il aperçoit un paquet de bateaux collé près de la côte, il saisit sa chance en allant chercher le vent plus au large, ça paye, il remonte à la quinzième position et arrive finalement au bout de 3 jours et 4 nuits en 17° position et 2° de la flotte bizuth. Ça y est, il est dans les clous!

Aux Sables, l’étape est rythmée un peu comme les précédentes: remise en état du bateau par Xavier, séances avec sa coach Maria, bonnes bouffes et siestes en veux tu en voilà. Clément passe également une bonne partie de mon temps à préparer la prochaine nav. Il échange avec d’autres coureurs sur la manière d’aborder les zones molles de vent. Romain, son routeur le conseille sur les diverses options à choisir. En début de parcours, une mer formée sous 20 nœuds de vent et l’absence de marque laissant la possibilité de naviguer librement entre les îles: Yeu, Belle Île, Groix et Les Glénan. S’en suivra une Transmanche par le large pour ensuite longer la côte anglaise jusqu’à l’île de Wight avant de redescendre sur Cherbourg Octeville. Cette étape est intéressante par de multiples possibilités de stratégie envisageables.

C’est l’heure. La flotte largue les amarres direction Cherbourg Octeville. L’objectif premier de  Clément de finir dans les 15 et d’aborder le podium bizuth est envisageable. Rendez-vous est pris pour Cherbourg!

Clément, un peu perdu à son réveil se demande bien ce qu'il fait là!

Clément, un peu perdu à son réveil se demande bien ce qu’il fait là!

Mi-solitaire: bilan et perspective.

Ecrit par Clément Salzes sur . Publié dans Figaro2013

La seconde étape a mené Clément sur son bateau DARWIN-LES MARINS DE LA LUNE de Plymouth à Roscoff en passant par le mythique rocher du Fastnet. 

Malgré un résultat qui n’est pas à la hauteur de ses espérances, Clément montre désormais une navigation plus aguerrie ainsi qu’une vitesse satisfaisante. 

Techniquement, il prend la bonne option au Cap Lizard, en navigant extérieur complet pour éviter le dévent. Il poursuit dans le match avant la molle du Sud de l’Angleterre, pointant 9e avant le retour du vent. Cependant, alors que le vent rentre, il se situe du mauvais côté et passe la bouée STAGS avant le Fastnet en 26e position. Vient ensuite l’apprentissage des trajectoires du large, 150 milles pour rejoindre l’archipel des Scillys avec plusieurs renverses de marées. Clément veut coller à la route. Alors qu’il « fait du cap », une partie de la flotte glisse dessous et ressort 5 milles devant. La Transmanche ne lui laisse pas l’opportunité de revenir tout comme l’arrivée avec un courant de face d’autant plus fort que la flotte était en retard. 

Clément arrive 31° au classement général et 5e/7 bizuths, résultat difficile à digérer pour skipper exigeant! Clément est partagé entre la vision d’un podium bizuth qui s’éloigne et l’idée que cette course réservera des surprises: les renverses de marées peuvent être importantes sur les 2 prochaines étapes.

Entre temps, Xavier —le préparateur technique— a installé un écran extérieur pour la cartographie, absolument nécessaire dans un contexte finistérien caillouteux! Cet écran déporté permettra d’avoir les infos en temps réelles, essentielles et auxquelles Clément n’avait accès auparavant qu’en descendant à la table à carte, chose trop périlleuse dans bien des situations! Côté physique et après avoir dormi 5 ou 6h pendant ces 3 jours de course, le capital sommeil du skipper est quasiment à son maximum moins de 48H après l’arrivée.

Malgré ce sentiment de défaite, rappelons que Clément a son bateau en main depuis à peine six mois, il est le seul skipper à avoir si peu navigué en solitaire, il travaille en parallèle de tout ça. Là est sans doute sa performance. Clément largue les amarres pour les Sables d’Olonne avec des armes nouvelles, ayant à cœur de signer deux belles copies avant d’entamer une année de préparation à l’édition suivante. Et… il a passé ce mythique Fasnet et encore gagné le challenge Stand Up Paddle sur l’Île de Batz aujourd’hui!

La nuit la plus courte de l'année

La nuit la plus courte de l’année

Voir aussi son blog dans Rue89 Bordeaux.

Plymouth, étape number 1

Ecrit par Clément Salzes sur . Publié dans Figaro2014

Clément est arrivé à 18h35 ce mercredi. En 30° position, il n’est pas dans ses objectifs. Il repasse le film de sa course pour comprendre quelles sont les véritables raisons de ce classement.

Tout d’abord un départ chaotique, il se voit forcé de laisser la priorité à un bateau sur la ligne de départ sous peine de la couper et prendre une pénalité. Il se retrouve avant dernier. Coup de théâtre: la pétole molle s’installe et chamboule le classement de la flotte, il se retrouve rapidement 15°! S’ensuit un long bord  au reaching (allure prés débridé) longeant la côté anglaise entre Start Point et Lizard Point, dans 20-25 nœuds de vent et une mer agitée. C’est la deuxième nuit, la fatigue s’accumule et Clément perd de la vitesse pour Wolf Rock, le phare situé à l’extrême ouest de la Cornouaille.  Il se rend compte trop tard que le ballast sous le vent n’est qu’à moitié rempli, une explication très probable à son allure peu véloce. Il y a aussi un changement de voile avant qui prend trop de temps.

Deauville-PlymouthLa deuxième Transmanche vers Roscoff s’effectue dans des conditions sportives au reaching, Yann Eliès démâte juste après Wolf Rock. Puis le vent mollit et la houle diminue au fur et à mesure que la flotte approche la Bretagne. Dernière Transmanche, il n’y a pas de gros coup à jouer, Clément arrive à Plymouth 30°.

Conclusion: peaufiner les réglages au reaching, vérifier les ballasts, optimiser le changement de voile! Pendant la préparation technique du bateau et la multitude de vérifications, Clément prépare sa nouvelle navigation vers le Fasnet puis Roscoff. Sur le port, il y a des échanges de voileux, des debriefs autour d’un burger.

Ce samedi matin, il passe un dernier coup de fil à Yves Parlier afin de conforter son analyse météo. Grâce à sa préparatrice physique et mentale Maria Dantin, il est plutôt serein sur certains points, notamment la gestion de la fatigue. Son secret? Des micros-siestes d’à peine 10 minutes. Aujourd’hui, il est frais et dispo, et a hâte de revoir sa copie.

 

Des crevettes de l’estuaire

Ecrit par Clément Salzes sur . Publié dans Figaro2014

Ce mercredi à l’écosystème Darwin, le projet Clément Salzes Figaro officialisait auprès de ses supporters, son partenariat avec l’Aéroport de Bordeaux. À l’occasion, le Magasin Général accueillait les invités et au menu: une soirée de collecte que l’équipe du projet avait imaginée sur le thème guinguette (de véritables institutions le long de l’estuaire de la Gironde).

Le Magazin Général accueillait la soirée collecte de fonds du projet Figaro de Clément Salzes.

Le Magazin Général accueillait ce mercredi soir collecte de fonds du projet Figaro de Clément Salzes.

Entre crevettes de l’Estuaire et légumes bio, il y eut de véritables poignées de mains, des échanges sincères témoignant de cette envie toute simple de porter des valeurs responsables. C’est en ce sens que Pascal Personne —directeur de l’Aéroport de Bordeaux— témoigne aujourd’hui de son engagement auprès de Clément. Avant même la portée médiatique que nous offre ce sponsoring, nous avons réellement été séduits par les dimensions locale, sociale et environnementale que véhicule le projet. Associer de telles valeurs à une structure aéroportuaire pourrait paraître équivoque. Au contraire, nous avons trouvé un vrai sens à ce partenariat et notre engagement ne pouvait être plus spontané. Aujourd’hui, nous sommes fiers d’embarquer aux côtés de l’écosystème Darwin, d’ARPEJE et de Surfrider Foudation Europe pour 2014 et 2015.

les partenaires sous la halles de Darwin l'écosystème de la caserne Niel. De g. à d.: Bernard Lagardère-ARPEJe, Jérémie Pichon-Surfrider, Philippe Barre-Darwin, Pascal Personne-Aéroport de Bordeaux, Clément Salzes, Julien Marcotte-les Marins de la Lune et Jean-David-ARPEJe.

Les partenaires sous la halles de Darwin l’écosystème de la caserne Niel. De g. à d.: Bernard Lagardère-ARPEJe, Jérémie Pichon-Surfrider, Philippe Barre-Darwin, Pascal Personne-Aéroport de Bordeaux, Clément Salzes, Julien Marcotte-les Marins de la Lune et Jean-David-ARPEJe.

 

Rappelons le rôle de chacun des partenaires du projet: Darwin représenté par Monsieur Philippe Barre, porte le nom du bateau en association avec le club des Marins de la Lune. Il s’agit d’un écosystème de structures éco-responsables dont le club nautique des Marins de la Lune présidé par Julien Marcotte et hébergeant le projet course au large de Clément. Le chantier naval associatif ARPEJe qui était représenté par Bernard Lagardère et JD —tous-deux charpentiers de marine— œuvre quant à lui à la réinsertion de jeunes en difficulté à travers la restauration d’une goélette en bois. Enfin Surfrider Foundation Europe, représenté par Jérémie Pichon, a récemment intégré l’écosystème Darwin et milite pour la sauvegarde du littoral et des océans.

Après ce buffet presse, la soirée continua dans une ambiance décontractée sur les notes effarouchées du trio de jazz Elmer. On y grignotait en sirotant un demi de Darwin Beer, un savoureux jus de fruit de la Maison Meneau ou un délicieux verre de vin du Château Chantegrive. On y parla voile, mais pas que, et l’urne de collecte en forme d’aquarium n’accueillit pas de crevettes, mais de multiples enveloppes de dons prévues à cet effet. De manière général, on se dit que des soirées comme celle-là sont des moments forts comme on les aime, riches en émotions et en choses simples, que Darwin a le don d’organiser. Mais n’oublions pas que si ce moment eut un tel succès, c’est avant tout grâce à la participation de chacun.

Clément a ainsi souhaité remercier tous ceux qui ont pu œuvrer à cette collecte en donnant du temps ou de l’argent, l’ensemble de son équipe, Fred Ballion et le staff pour leur accueil dans un Magasin Général flambant neuf, également le Château Chantegrivela Maison Meneaule trio Elmer, et les Sauvages, évidement!

 

Le trio Elmer accompagnait une partie de la soirée.

Le trio Elmer accompagnait une partie de la soirée.

Solo Concarneau, le debrief

Ecrit par Clément Salzes sur . Publié dans Figaro2014

À l’occasion de ce pont du mois de mai, Clément participait à la Solo Concarneau, deuxième course qualificative de la saison Figaro. Il nous fait un debrief mitigé, signe sans doute que certains aspects restent potentiellement à améliorer. L’expérience n’est pas négative et loin de là puisqu’après avoir perdu une dizaine de places le premier jour, Clément remontera jusqu’à la 17° place le lendemain avant de terminer 20° sur 32 skippers.

Selon lui, des choix stratégiques subis ou peu inspirés peu après le départ entre Pennmarch et Belle Ile. Mais il revient sur le peloton de devant juste avant le contournement de l’île d’Yeu et balance le petit spi au largue serré alors que la flotte alentours est encore sous génois. Arrivé relativement frais à l’Est des Glénans il réussit à négocier une zone de vent faible et gagne encore quelques places avant d’aborder la baie de Concarneau et la ligne d’arrivée de la course.

La Solo Concarneau était pour Clément la dernière course avant la Solitaire. Selon lui, le temps passé à la gestion du projet mais surtout la recherche de financements ne lui ont pas permis de passer assez de temps sur l’analyse de la navigation en amont de l’épreuve. Ajoutons que Clément ne bénéficie pas, comme la plupart des concurrents, d’un soutien stratégique et météo en centre d’entrainement, qu’il prépare ses navigations seul. Ces 3 prochaines semaines vont lui permettre tirer les conclusions de ces 2 dernières courses, se préparer de manière plus posée, recevoir de nouvelles voiles, refaire le flocage du bateau avec les visuels partenaires.

Afin de mener ce projet dans les meilleures conditions, une campagne de mécénat a été engagée et une plateforme de dons en ligne ouverte. Les fonds collectés serviront au défi sportif et une partie sera attribuée aux actions solidaires et environnementales d’ARPEJe et Surfrider Foundation Europe. Soyez mécène du projet, donnez:

http://www.helloasso.com/associations/fonds-de-dotation-darwin/collectes/figaro

Contacts : Camille Pierrot, camille.pierrot@gmail.com, Bénédicte Salzes, benedictesalzes@gmail.com

Claire Pruvot et Clément Salzes

Claire Pruvot et Clément Salzes, arrivée de la Solo Concarneau. © Bénédicte Salzes

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